In English    In japanese
L'histoire coloniale de

Les premiers colons

A la fin du 16ème siècle, une forte croyance parmi les explorateurs européens voulait qu’un grand continent prenne place dans l’hémisphère sud pour équilibrer la masse énorme constituée au Nord. Deux expéditions espagnoles quittèrent le Pérou sans résultat, mis à part le fait d’avoir atteint les Iles Salomon.

Un lieutenant portugais, Pedro Ferdinand de Quiros, sauva sa seconde expédition en naviguant avec succès jusqu’aux Philippines alors que le pilote, Mendana, mourut à Santa Cruz. Les dix années suivantes, de Quiros divisa la couronne espagnole en demandant le financement d’une autre expédition. En 1605, son souhait fut réalisé et il eut pour mission de trouver ce fameux continent, de le coloniser et de convertir toute population y habitant au catholicisme ( le roi d’Espagne était alors le pape Clément VIII).

Le 21 décembre de Quiros quitta le Pérou avec trois embarcations et 140 aventuriers, soldats et moines. Après un voyage agité, il arriva une fois de plus aux Iles Salomon. Il y apprit qu’en voyageant au sud, il traverserait un grand pays appelé “ Mallicolo ”.

Le 25 avril 1606, le vigil aperçu le haut sommet de Mere Lava. De Quiros s’arrêta brièvement a Gaua puis continua sa route vers le sud. Le 3 mai, en atteignant Big Bay, il crut sa quête accomplie en raison de la taille de l’île. Il nomma cette contrée “ Australia del Espiritu Santo ”.

Avec la diplomatie typique des espagnols de cette époque, il débarqua à Big Bay, tua rapidement les curieux natifs qui se montraient à lui, et déclara ce pays sien au nom de Dieu et de l’Espagne. De Quiros établit une colonie qu’il appela “ Nouvelle Jérusalem ” proche de la rivière du Jorden. Malheureusement, son instabilité mentale fit surface et il se proclama lui même roi.

La fièvre, l’hostilité montante des autochtones et d’autres dépravations entraînèrent l’équipage et les colons à la révolte contre un Quiros de plus en plus instable. Ainsi, 54 jours plus tard, de Quiros fut obligé de partir. Ses rapports rayonnants et irréalistes de ce fabuleux nouveau monde n’eurent que peu d’impact sur la cour espagnole et ses tentatives pour repartir échouèrent. Les îles restèrent une nouvelle fois en paix pour cent soixante ans.

En 1766, le français Louis Antoine de Bougainville tenta aussi l’aventure avec deux navires. Ses explorations étaient quelques peu plus minutieuses et il nomma les îles de Maewo, Pentecost, Ambrym (bien qu’il ne put dire s’il s’agissait d’une île continue ou non) et Malekula, en plus de prouver qu’Espiritu Santo était en fait une île et non le légendaire continent du sud. Dans un excès d’ego propre aux explorateurs, il fit don de son nom au détroit séparant Malekula et Santo

Le seul débarquement de Bougainville eut pour but de récolter du bois, des fruits et de parer au scorbut à bord. A chaque fois, son équipage rencontra une hostilité générale passive et parfois active de la part des indigènes.

Bougainville fit aussi l’observation que les habitants d’Aoba (maintenant appelé Ambae ou nommée de façon plus populaire par James A. Michener, Bali Hai) semblaient être de deux types distincts, les uns étant plus petits et plus foncés que les autres. Comme cette distinction n’existe plus, il est très probable que les plus récentes immigrations mélanésiennes/polynésiennes n’eurent lieu, au plus tôt, que quelques siècles avant.

Avant que Bougainville ne rentre chez lui, James Cook, l’explorateur anglais, entrepris son premier voyage exploratoire. Néanmoins, il ne trouva les Vanuatu qu’au bout de son second voyage, en 1771.

Comme ses prédécesseurs, Cook navigua avec deux navires. En novembre 1773, ses deux navires furent séparés par une violente tempête au Nord de la Nouvelle Zélande. Le second vaisseau “ Adventurer ” retourna en Angleterre à l’été 1774. Cook passa du temps à le chercher, naviguant d’abord au sud est puis au nord ouest. Il fut à l’Ile la plus à l’Est en mai 1774 puis aux Tonga en juin. La quittant le 1er juillet 1774. A 15 heures le 16 du même mois, il vit la terre. Le jour suivant, il réalisa qu’il était en vue d’Australia del Espiritu Santo.

Les explorations des îles faites par Cook étaient plus approfondies que celles de ses précurseurs. En naviguant vers le sud, il établit que Pentecôte et Ambrym étaient des îles séparées, et que Ambrym comportait deux volcans jumeaux actifs. Plus vers le sud, il pensa que Paama et Lopevi n’était qu’une île. Il identifia Epi en naviguant vers l’ouest et jeta l’ancre à Port Sandwich sur Malekula, l’un des meilleurs points de mouillage de l’île.

Cook navigua plus au sud les semaines suivantes, jusqu’à Efate, Erromango et Tanna, rencontrant un accueil confus des indigènes essentiellement suspicieux. Il débarqua plusieurs fois pour collecter du bois et de l’eau, échangeant des vêtements et, à une occasion, des chiens, pour se nourrir ainsi que pour avoir le droit d’abattre un arbre pour réparer un gouvernail. Néanmoins il lui fut refuser l’accès à l’une ou l’autre des îles et ainsi il ne put grimper sur le volcan Yasur sur l’île de Tanna. Il quitta finalement ce groupe d’îles, en naviguant vers le Nord et passant à l’ouest des Iles Malekula et Santo.

Tout comme Bougainville, Cook observa que des races distinctes habitaient différents endroits des îles. Il remarqua aussi que beaucoup des habitants du Nord avaient le crâne allongé et aplatie mais ne fit pas le lien avec les traditions liés à la tête (sorte de mutilation: de légères incisions étaient faites aux bébés pour que leur tê te grandissent dans de plus fortes proportions).

En 1876, La Pérouse fut envoyé dans le sud par le gouvernement français. On entendit parlé de lui en dernier lieu a Botany Bay, en Australie, avant de disparaître sans laisser de trace. On a découvert seulement récemment que son destin fut de faire naufrage près des îles Santa Cruz (les îles les plus au Sud de l’archipel des Salomon, juste au Nord des Torres, de l’archipel des Vanuatu).

Les explorateurs envoyés pour retrouver La Pérouse, d’Entrecasteaux en 1791 et Dumont d’Urville en 1825, rapportèrent tous deux avoir vu les Vanuatu sans que ni l’un ni l’autre ne s’y arrête.

Dillon, en cherchant aussi quel fut le destin de La Pérouse (mais après quarante ans, on peut se demander ce qu’ils pensaient découvrir), parti en 1826 et débarqua sur l’île d’Erromango, dans la baie qui porte maintenant son nom. Néanmoins depuis lors, les mers du sud sont devenues raisonnablement bien connus, surtout du fait de la colonisation de l’Australie par les anglais. Malheureusement ces îles relativement éloignées, attirèrent l’attention sur ce qui fut tristement mais justement décrit comme le rebut de la race blanche. Les horreurs qui suivirent réduisirent le nombre de personnes pour le faire passer d’environ 1 million à la période de Cook à 45 000 après la deuxième guerre mondiale.


Les commerçants et les négriers

If you use any of these photos on your website, VTO does not take responsibility for any possible legal action by the copyright holder.