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Avec une population de 217,746 habitants (Bureau des Statistiques, 2005), Les Vanuatu peut s’enorgueillir de posséder 113 langues distinctes et d’innombrables dialectes. Cela en fait l’un des pays les plus diversifiés culturellement sur Terre. Cette diversité étonnante est le résultat de 3000 ans d’immigration sporadique depuis beaucoup de pays du Pacifique. Bien que la plupart des colons arrivèrent de Mélanésie, les polynésiens, plus grand et à la peau plus claire se posèrent aussi sur ces îles. Comme toutes les nations et tous les peuples à travers les millénaires, ces différents groupes de personnes alternèrent les contacts amicaux et belliqueux, parfois se mariant entre eux et parfois perdant leur identité culturelle au profit d’un groupe plus dominant. Chaque vague successive d’immigrants apporta avec elle tout les outils dont ceux-ci avaient besoin pour vivre : cultures alimentaires, graines et porc, leur animal le plus important. Cet animal est sans doute l’aspect le plus significatif de la vie aux Vanuatu, car il symbolise non seulement une source de protéines, mais aussi la pierre angulaire de leur vie rituelle, un signe de richesse et de pouvoir sur lequel toutes les sociétés sont fondées. A travers les millénaires, des frontières naturelles, de larges étendues d’eau, une jungle dense et un terrain montagneux, isolèrent beaucoup de groupes, même d’ethnies identiques. Et l’isolation n’amena pas seulement à la guerre, mais aussi de grosses différences entre des sociétés et des systèmes politique sophistiqués. Malheureusement, quand les européens commencèrent à commercer aux Vanuatu, ils utilisèrent souvent la guerre à leur propre avantage. Aujourd’hui, il y a quatre foyers de culture principaux. Dans les régions du Nord, il y a deux variations de société sociale et politique où les hommes et les femmes peuvent “acheter” leur statut. La richesse, sous la forme de tapis et de porcs – particulièrement ceux avec des défenses arrondies – n’est pas défini tant que cela par combien un individu en possède, mais par montrer combien il peut apporter. Les cérémonies de promotion, ou de grandes quantités de porcs sont tués rituellement et offerts aux membres d’une famille étendue, sont très élaborées. Bien que le statut d’une personne puisse être publiquement montré avec des bijoux par exemple, il n’y a pas vraiment d’autorité s’y attachant. Dans les zones centrales, le système de type polynésien a prédominé. Dans ce cas, un chef héréditaire est une autorité puissante régnant sur toute une classe, avec ses nobles et ses roturiers. Dans les îles du sud, particulièrement Tanna, les titres ou les noms sont accordes à certains hommes, ce qui les désignent comme chef. Ce statut peut leur donner des droits sur les terres et même sur les possessions d’un groupe social entier. Les femmes n’ont qu’un faible statut bien qu’à certains endroits comme Ambae et les Shepherds, les femmes peuvent atteindre le rang de Chef. La situation est encore plus compliquée avec l’introduction de “religions” plus récentes comme celle de John Frumm’s (cargo cult) et les Halfs Halfs ainsi que différentes sociétés secrètes masculines, à la fois sur Tanna et de manière moins étendue, sur Santo et d’autres îles. Néanmoins, une chose demeure constante à travers toutes les îles, la vie est rythmée par les événements rituels. Chaque aspect de la vie d’une personne est célébré par la famille étendue qui se chiffre en centaines de personnes, les relations filiales étant rappelées à travers d’innombrables générations. La naissance, la circoncision et l’initiation, l’accomplissement d’un statut, le mariage et la mort sont des caractéristiques de la plus haute importance de la vie d’une communauté. Avec tant de parents, il semble qu’il y ait toujours un rituel important sur le point d’être célébré ou à célébrer. Sans langage écrit, les histoires, les chansons et les danses sont de grande importance. L’art sous toutes ses formes, des décorations physiques et tatouages, aux masques élaborés, aux chapeaux et autres sculptures sont aussi une part vitale de célébrations rituelles et de la vie sociale du village. De façon similaire aux histoires des Aborigènes australiens, et des légendes passées Maori, la culture Ni–Vanuatue est aussi très abondante en légendes mythiques. La présence et les causes d’éruptions volcaniques ainsi que d’autres catastrophes naturelles, sont toutes liées à des légendes d’importance culturelle significative. Encore aujourd’hui, les événements naturels sont considérés ne pas être le résultat de plaques tectoniques ou de cyclones hasardeux, mais des faits apportés par les actions d’individus ayant pu offenser certains esprits. Par le passé, de telles croyances causèrent de l’animosité entre les villages et les îles, au point que des guerres éclatèrent souvent (un exemple classique est celui de l’éruption du volcan Ambrym en 1913). Naturellement, les économies des sociétés traditionnelles sont basées sur le produit de la terre. La nourriture de subsistance est constituée principalement des récoltes ; yam, taro, manioc. Les fruits de saison comme sont d’importants piliers. Dans la plupart des endroits, une partie de la jungle est tout simplement aménagée pour planter les cultures. Cependant, dans les zones où il y a beaucoup d’eau, le taro est cultivé en rangs ou terrasses construites manuellement avec de la terre et des rochers. Comme mentionné plus haut, les porcs sont un pilier de l’économie pas seulement comme nourriture mais aussi comme une forme de monnaie et de prestige. L’économie d’un village joue un rôle important non seulement pour survivre, mais aussi comme partie intégrante de rituels complexes. L’un des exemples les plus simples sont les cérémonies de circoncision. Sur quelques îles, les mères “paient” les oncles des garçons pour être circoncis. Les garçons sont emmenés dans le maquis pendant des semaines, parfois plusieurs mois, où ils sont introduits aux manières viriles des hommes – comme avoir leur peau retirée. A partir de là ils ne courent plus tout nus, mais portent une gaine sur leur pénis. Le paiement des oncles se fait par le don de porcs, de tapis, de danses et de nourriture. Et ce prix ne peut être payé avant que la mère n’ait accumulé suffisamment de nourriture. Les années suivantes une catastrophe naturelle telle qu’une éruption volcanique (les pluies acides peuvent grandement endommager les récoltes) ou les cyclones, les jeunes garçons peuvent presque atteindre l’àge adulte sans être circoncis. Et ils sont par conséquent encore traités comme de jeunes enfants, jusqu’à ce que la mère puisse une nouvelle fois accumuler suffisamment de nourriture et de porcs pour payer la circoncision. Bien que le Kava ne soit pas une nourriture, c’est un part importante de la culture des sociétés des Vanuatu. Le kava est dérivé d’un arbre de la famille des piments. Il est traditionnellement coupé et mâché pour devenir une sorte de pulpe, puis cracher dans un bol. Cette bouillie est compressée et le liquide qui en ressort est bu. Sur certaines îles, des femmes peuvent boire du kava apres une dure journée de travail comme soporifique. Sur Tanna, c’est un rituel accordé quasi–exclusivement aux hommes, à un tel point que les femmes n’ont meme pas le droit de s’approcher du Nakamal (maisons des hommes) au moment où le kava est bu. Si par accident une femme voit le rituel, elle est punie et battue. En raison d’une longue histoire d’échanges commerciaux entre les îles et les villages, beaucoup de ni–vanuatus parlent de nombreux langages. Depuis l’arrivés des européens, une autre langue a évolué. Son nom, le Bislama , provient des commerçants de Bech de Mer. C’est essentiellement une forme phonétique proche de l’anglais, avec une grammaire simplifiée. Si elle est écoutée attentivement, et parlée lentement, elle peut être comprise par la plupart des anglophones. En dépit de l’introduction d’idées européennes, des effets désastreux des missionnaires et des negriers ainsi que du développement du bislama comme langue universelle (la perte d’une langue étant l’une des principales causes destructrices des cultures indigènes à travers le monde), la richesse des Vanuatu et la diversité culturelle sont parmi les éléments les plus attractifs pour les visiteurs. Les rituels, et les cérémonies traditionnelles sont une composante intégrale de la vie moderne et on peut l’apprécier davantage en visitant l’une des nombreuses îles Vanuatu. Pendant un séjour aux Vanuatus, un passage au Centre Culturel de Vanuatu est sincèrement obligatoire. Bien que vous trouverez beaucoup de masques et de sculptures à vendre dans les magasins, les magnifiques pièces anciennes, les photos historiques et les artéfacts rares sont montrés en permanence. Vous pouvez également acheter des enregistrements audio et vidéo d’événements culturels. |
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